Ninar ESBER

JPEG - 28.5 ko

Ninar Esber was born in 1971 in Beirut, Lebanon. A writer and an artist, she lives and works in Paris and Beirut.

Ninar left Lebanon with her family in 1986, to settle in France. Between 1995 and 2000, she studied at the Ecole Nationale Supérieure d’Arts of Paris-Cergy, where she obtained her diploma.

In 1995, she started elaborating performances and videos which involved her body extensively, albeit with a certain slowness, at times even stillness. Here, the concepts of suspension and teasing find themselves confronted with architecture (walls, towers, and promontories), daily objects (tables, chairs), and contemporary mythologies (superheroes, popular singers and actors, pin-up girls…). Performance plays a decisive role in her videos (scenes are shot in real time, they are not subject to any editing, and each scene consists of one performance completed in a single take).

Between 2002 and 2006, Ninar recorded a video-diary, based on one-minute filmed sequences, from which were culled the following : 1 mn in Bangkok (2003), 1 mn in Beirut (2005), and 1 mn in New York (2006). A way for her to inscribe her work in the present, since she had to film one minute each day, regardless of time or subject.

In parallel, Ninar started reflecting, as early as 2002, on the “reduction” of shapes, concepts, and space. An example of this would be her piece Colors (2003), where she added the colors of each state flag to finally obtain a monochrome, thus eliminating any shape or trace of ethnic, political and of course nationalistic symbolism. Another example is the piece La Marseillaise (2010), where she reduces the text of the “La Marseillaise” anthem to a simple equation.

Ninar published Leil Al Awal with Editions Nahar, Beirut, in 2001, and Conversations avec Adonis mon père, with Editions du Seuil, Paris, in 2006.


Ninar ESBER Née en 1971, à Beyrouth, Liban. Vit et travaille entre Paris et Beyrouth.

Ninar Esber est artiste plasticienne et écrivaine.

Elle quitte le Liban avec sa famille en 1986 pour s’installer en France.

Elle poursuit ses études à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy de 1995 jusqu’en 2000 où elle obtient son diplôme.

En 2000, Elle s’engage dans une démarche impliquant son corps dans des performances ou des films vidéo jouant sur une certaine lenteur, aux limites de l’immobilité. Les idées de suspens et de teasing se trouvent confrontées à l’architecture (murs, tours, promontoires), aux objets quotidiens (étagères, tables, chaises) ou aux mythologies contemporaines (Super-héros, chanteurs ou acteurs populaires, Pin Up…). La performance constitue un élément décisif dans ses vidéos (les scènes sont filmées en temps réel, et ne font l’objet d’aucun montage, chaque scène étant constituée d’une performance exécutée en une seule prise) À partir de 2002, et jusqu’en 2006, elle a inauguré un journal vidéo à partir de séquences filmées de 1mn, dont ont été tirés : 1 mn à Bangkok , 2003, 1 mn à Beyrouth, 2005. Une manière pour elle de s’inscrire dans le présent, tous les jours elle devait filmer une minute vidéo quel que soit le sujet ou le moment de la journée.
En 2006, Ninar Esber imagine un personnage féminin de super héroïne, FEMALE. Female est une Démone guerrière, féministe. On suit les aventures de Female au travers des peintures, des vidéos et des performances. Parallèlement, elle entame dès 2002, une réflexion sur la « réduction » des formes, des concepts et de l’espace.

Comme dans sa pièce « Couleurs », 2003, où elle additionne les couleurs de chaque drapeau national, pour obtenir un monochrome, faisant disparaître toute forme ou symbolique ethnique, politique et donc nationaliste. Ou comme sa pièce « La Marseillaise », 2010 où elle réduit le texte de la Marseillaise à une simple équation.

En 2001 elle a publié « Leil Al Awal », aux éditions Nahar, Beyrouth ; et en 2006, « Conversations avec Adonis mon père, aux éditions du Seuil, Paris. Aujourd’hui elle vit entre Paris et Beyrouth.